lundi 16 mars 2009

Minutes de bonheur....

On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié,
après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre...
Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore
assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils Le seront.
On Est alors convaincu que l'on sera plus heureux
Quand ils auront passé cette étape.
On se dit que Notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour
otre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus
Grande maison, quand on pourra aller en vacances,
Quand on sera à la retraite...
La vérité Est qu'il n'y a pas de meilleur moment
Pour être heureux que Le moment présent.
si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce?
La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer.
Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux
Maintenant qu'il est encore temps.
Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer, ' La Vraie
Vie! 'Mais Il y avait toujours un obstacle sur Le chemin, un problème qu'il
Fallait résoudre en premier, un thème non terminé,
Un temps à passer, une dette à payer.
Et alors la vie allait commencer ! ! ! !
Jusqu'à ce que je me rende compte que
Ces obstacles étaient justement ma vie.
Cette perspective m'a aidé à comprendre
Qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur.
Le bonheur est Le chemin.
Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore :
Quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial
Pour partager Notre temps et, que l'on se rappelle que Le temps n'attend pas.
Alors, Il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son
Salaire, de se marier, d'avoir Des enfants, que ses enfants partent de la
Maison ou, simplement, Le vendredi soir, Le dimanche matin, Le printemps,
l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur
moment que maintenant pour être heureux.
LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !
Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux.
Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie.

jeudi 13 mars 2008

Une réponse à Valentine....

Je déteste les polars. C'est un genre parasite qui est un miroir aux préoccupations modernes: inaction proscrite, interpellations émotives gores, durée du récit minime et développement des personnages nul. Chaque polar est une question criminelle(pour ne pas dire barbare et voyeuriste) qui se répond à la fin de la narration. Les rebondissements sont de mauvais goût, généralement, et les personnages se répètent fastidieusement dans leurs réactions de l'action. On pourrait comparer un polar à une télésérie policière, les accusations véritables ne sont qu'en fin d'émission, comme les dénouements définitifs et sans rebondissements sont à la fin du livre. Quelle stérilité de pensée! Les lecteurs modernes dédaignent les développements du roman, du récit, du conte, de la légende, bref des prédécesseurs de notre littérature qui ont des portés plus vastes que le simple divertissement du polar. Prisonnier du quotidien, étouffé par le stress qui se nourrit de concentration et de quiétude, les grands classiques en pâtissent, les édifiantes littératures sont boudées, tous sont rejetés pour un isolation éphémère du quotidien. Je troquerai volontier tous mes polars contre un Ovide, contre un Georges Sand ou contre un Molière.

Valentine et le polar ....

Le polar
Etonnant, 180 messages pour savoir ce qu'on pense du dernir Houellebecq, 10 pour les amateurs de polars। Pourquoi ? Parce que ce n'est pas une littérature "sérieuse" mais que c'est considéré comme des "romans de gare" ? C'est parfois le cas। Les auteurs de messages citent beaucoup d'auteurs américains। N'y aurait il donc de bons romans policiers qu'outre atlantique ? N'oublions pas les autres... Mon petit préféré en france : Coatmeur : roman noir plus que polar, certes, mais lisez donc "Les sirènes de minuit", "La bavure"... Grangé ? J'ai lu "Les rivières pourpres" pour faire comme tout le monde et ne pas avoir l'air bête : un bon scénario plus qu'un bon roman : personnages pas assez fouillés, postulat de départ assez invraisemblable sauf si on part sur un conte, ce qui n'est pas le cas। Je n'ai pas vu le film, mais je pense qu'il devait être agréable à voir। Les anglais(es) Elizabeth George : "Le meutre de la falaise" mélange lutte des classes, trafic de travailleurs clandestins, l'homophobie, le racisme, l'inceste, relations parents enfants, loyauté, amour, et jalousie meurtrière... Sinon Ellis Peters, Ruth Rendell... Les italiens : Camilleri, et à redécouvrir Scerbanenco। En espagne Montalban। Au Japon Edogawa Ranpoe "Petits meurtres pour tuer le temps" : l'amoralité commme mode de vie, mais chacun croyant être le seul। Dans les français toujours, Frédéric Dard n'a pas produit que des San Antonio : essayez "Les scélérats" ou "La vielle qui marchait dans la mer" : esayez de deviner la chute avant la fin। N'oublions pas Raynal, Pouy, Manchette... Allez quelques américains : Chandler, Hadley Chase (çà se laisse lire, et j'aime bien ces romans du temps de la censure puritaine : je ne serais pas obligée de les planquer quand les enfants sauront lire), Sandra Scoppetone, ... En auteurs "régionaux" bretons : essayez Michèle Corfdir : par moment on ne sait plus si c'est du policier ou du fantastique ou Françoise Mer. J'en oublie certainement, dans toutes les nationalités, d'aileurs. Pour résumer, si on se limite au "polar - roman de gare", c'est sûr, on peut très vite être lassé. poser la question en parlant de polar contient la réponse. Par contre, si on commence à parler de roman policier ou de roman noir, on peut étendre son champ d'investigation... même si il ne faut pas lire que çà, bien sûr. Valentine

lectures

Achille au pied léger। Stefano Benni
Une amitié singulièrement bouleversante et pleine de tendresse entre deux hommes singulièrement différents.Deux existences , deux vies que rien ne prédisposaient à une rencontre.Le récit d'une amitié prenante par des sentiments hors du commun.Stefano Benni,puisant dans le quotidien d'une vie monotone ,la trame d'une histoire à lire et à relire.

lectures

Lire " L'irrévolution" de Pascal Lainé।Récit d'une faillite à la fois personnelle et collective.Le narrateur s'analyse lui-même en jugeant ses partenaires à la manière d'un sociologue c'est à dire lucidement .Ses propos quoique douloureux forment un témoignage sur les deux jeunesses contempraines françaises : celle du narrateur lui-même, tout jeune professeur , intellectuel révolté et celle de ses élèves , ceux qu'on appelle la masse silencieuse. Deux jeunesses donc opposées à tout point de vue , et pourtant unies dans la même " irrévolution" que l'on devine au cours des pages.... A lire absolument.Bonne lecture donc...

quelques secondes .....

Qui a écrit ?
"A ce moment précis où, mon index frôla son petit nez, son sourire s'alluma, le soleil se leva et je fus ébloui। Oh nom de Dieu ! on ne fait rien de mieux।Comme quoi,quelques secondes intenses peuvent s'avérer plus fortes que des années de vie"।

samedi 30 juin 2007

Une histoire à écrire ( 3 )

Fébrilement, ils se regardèrent et dans leurs regards échangés se lisait une envie puérile de se toucher comme pour se convaincre qu’ils ne rêvaient pas. Ces instants sont courts parce que la force des sentiments en diminue la durée. C’est un peu une grosse vague qui déferle sur la grève et repart rapidement. On la voit venir mais on ne se rend pas compte de sa force. Ce que ressent à cet instant, Jean-Pierre, c’est une sourde force qui l’envahit et qui le domine …il ne sait pas vraiment ce qui se passe dans son esprit et qui l’oblige à enfin …penser. Penser, voilà ce qui lui a toujours manqué. Abruti par la routine d’un travail sans vie, sans charme, sans voix, sans regards, sans chaleur, une vie passée à travailler , répétant sans cesse les mêmes gestes, vous interdisant toute réflexion , toute pensée au point d’oublier que les fleurs ont une odeur qui ressemble à celle de l’Amour . Les fleurs , il les voyait sur la robe de Marie et pour la première fois , il eût envie de les sentir ou… de la sentir… il était tout à côté de la plus belle fleur du monde !
Il se leva rapidement et sans un mot, il traversa la rue d’un pas décidé ce qui fit penser à Marie qu’il était parti pour ne plus revenir. Elle se demanda ce qui a bien pu se passer dans la tête de celui qui quelques minutes auparavant lui tenait tendrement la main. Elle le regarda partir sans comprendre. La voix du garçon de café la fit sursauter « Bonjour Madame ce sera quoi ? » Sans hésiter elle répondit « un diabolo menthe ! » Elle chercha du regard Jean-Pierre qui avait disparu comme englouti par le flot de voitures qui roulaient à vive allure. Le garçon réapparut et Marie se fit servir son diabolo qu’elle se mit hâtivement à siroter comme se donner l’illusion d’une sérénité disparue en même temps que Jean-Pierre. « Mais que m’arrive-t-il ? Pourquoi suis-je troublée ? »
C’est vrai, le désarroi se lisait sur son visage, se devinait à son attitude agitée, et surtout au machinal geste qu’elle répétait pour remonter ses cheveux qui cachaient un visage devenu subitement livide. La fleur se fanait au fur et à mesure que le temps passait et que Jean-Pierre ne revenait pas. L’amour ça fait mal quand on le voir partir et qu’il disparaît de notre vue. Elle ouvrit son sac pour en tirer une cigarette qu’elle alluma et tira quelques bouffées et finit par l’écraser dans le cendrier où Jean-Pierre avait laissé la sienne toute allumée et qui se consumait encore. Elle la porta à ses lèvres et semblait chercher à travers le filtre l’odeur de celui qui la quitta sans un mot. L’amour quand il s’en va, n’a pas de mots pour dire qu’il nous quitte. Les silences de l’amour sont pesants, les mots de la souffrance sont muets. Marie était là, assise, muette, tenant la cigarette de Jean-Pierre entre ses doigts qui tremblotaient et un sentiment de douleur submergea tout son être. Une larme descendit sur tout son visage , puis une autre et encore une autre , inondant sa bouche de ce liquide salé que l’on goûte à chaque désespoir…C’est la douleur qui s’exprime …..

A suivre…….