mardi 22 mai 2007

La rose et la verte...


1857.c'est loin et c'est tout prés.Louis Hachette cette année-là créa "la bibliothèque des chemins de fer".Refuge des classiques pour la jeunesse de l'époque.Ces collections "vertes et roses" ontdéfié le temps et inéxorablement continuent à hanter l'imaginaire des enfants puisqu'en 1958 on vit arriver " le club des cinq" Refuge de toute une jeunesse sans distinction de classes.Cette nouvelle collection toucha un grand public de jeunes qui devenus vieux se la rappelle avec la même émotion et avec les mêmes couleurs "la verte et la rose" Titre sublîme pour retracer toute l'étendue de l'émerveillement devant cette première rencontre avec la lecture.La passion est restée intacte.

Kamel kies .

Armelle Leroy a entrepris, pour le 150ème anniversaire de la fameuse Bibliothèque Rose, de retracer l’aventure éditoriale et surtout humaine de cette collection pour enfants créée en 1856 par Louis Hachette, fondateur des éditions du même nom. D’un œil attendri, nostalgique et admiratif, nous suivons les tribulations des éditeurs, auteurs et dessinateurs qui ont fait la réputation des petits volumes roses, glanant au fil des pages des informations surprenantes, curieuses ou réjouissantes. Saviez-vous que cette collection fut d’abord distribuée dans les kiosques de gare, au terme de négociations houleuses ? Que c’est la Comtesse de Ségur, âgée de plus de 50 ans, qui assura le démarrage et le succès initial de la collection avec les aventures de ses petites filles modèles, d’un âne malchanceux et d’un petit diable au grand cœur ? Que la Bibliothèque Verte fut créée comme un pendant masculin à la Bibliothèque Rose avant que les collections ne soient remaniées et que la différence ne se fasse plus sur le sexe (rose pour les filles, verte pour les garçons) mais sur l’âge (rose pour les petits, verte pour les plus grands) ? Que l’existence et le sexe d’Enid Blyton, créatrice du Club des Cinq, prêtèrent longtemps sujet à polémique, alors que personne n’eut l’idée de mettre en doute l’existence de Caroline Quine, auteure de la série Alice, dont le nom recouvrait en réalité un groupement d’auteurs américains ? Découvrez tout cela, et bien plus encore, en feuilletant cet ouvrage, et replongez avec délice dans les souvenirs de lectures d’enfance que ne manqueront pas d’évoquer les noms qui parsèment ses pages roses et blanches : Oui-Oui, Fantômette, Langelot, l’Etalon Noir, Lili, Babar, Michel Strogoff, les Six Compagnons, le Club des Cinq, Oliver Twist, le général Dourakine, Croc-Blanc, Maroussia, Bennett, Jojo Lapin ...
Pour les inconditionnels, et pour les curieux, une petite visite virtuelle sur le site du Musée de la Comtesse de Ségur.

mercredi 16 mai 2007

mardi 15 mai 2007

L'étoile d'un écrivain


Nedjma est l'oeuvre de l'écrivain algérien Kateb Yacine dont la lecture n'est pas aisée.L'intrigue dans ce roman se déplace dans le temps,vers l'avenir ou le passé d'une manière floue et confuse.Il n'y apas de linéarité dans le récit encore moins d'ordre chronologique.Le récit n'est pas difficile à suivre au début ,c'est par la suite que cela se complique d'une manière à donner envie de le lire et le relire.Toujours est-il que Nedjma c'est d'abord l'histoire transposée de l'écrivain lui-même qui vécut un amour impossible dans sa jeunesse du fait que la femme qu'il aimait était mariée et donc imprenable surtout dans le contexte de l'époque puisque cela se passe durant la colonisation française en Algérie.Ce amour impossible et idéalisé va prendre les contours d'un symbole et Nedjma qui en s'idenfiant à l'Algérie sera cette femme qui se cherche et que l'on cherche Elle est jalousée,aimée par quatre personnages unis par le même idéal :celui de la libération de l'Algérie.Donc Nedjma deviendra source de conflit et facteur de division mais pas au point de provoquer une fracture dans les rapports entre les differents rivaux.Nedjma c'est donc à la fois une femme et un pays.C'est un roman à lire avec beaucoup de sagesse et de lucidité.Bonne lecture donc.

Kamel kies

Présidentiellement vôtre........


J'ai voulu attendre le débat pour dire que je préfère de loin Ségolène Royal à Sarkozy . Je pense que bien des français ont dû prendre la mesure du débat où l'on a vu Royal toute " Royale" parler avec sérénité de politique plus terre à terre que Sarkozy qui faisait plutôt dans la démagogie larmoyante et meskine.Je préfère Royal pour la tendresse qu'elle a su transmettre aux téléspectateurs , pour la vision qu'elle se fait et qu'elle donne du monde qui se débat dans une misère intellectuelle et profondément méprisante. Je préfère Royal pour le débat enrichissant qu'elle a mener contre un homme imbu de sa personne et dont l'ambition démesurée peut mener la France à la faillite politique.Je préfère Royal pour le statut de femme qu'elle défend et qu'elle a toujours su défendre en tant que femme et en tant que responsable politique. Je préfère encore et encore Royal pour le réalisme qu'elle a su montrer à une France qu'on a toujours embarquée dans des promesses non tenues et des rêves entretenus. Je crois qu'elle a su aussi déjouer les plans pas trop clairs d'un Sarkozy qui avait du mal tout au long du débat à affronter le regard franc de Ségolène qui donnait l'impression de vouloir percer les pensées souvent fausses de son adversaire qui n'arrêtait pas de la provoquer en se posant en victime pour avoir l'avantage du débat . Malheureusement pour lui Ségolène se montra plus perspicace et moins futile en se défendant avec le courage et la fermeté dignes d'un grand chef d'etat. Oui et oui , je préfère encore et encore Ségolène.........pour le charmant débat qu'elle a mener avec Maestria contre celui qui n'est ni à droite ni à gauche ni au centre ...A peine au milieu...... La voie royale que devrait choisir la France c'est celle de Royal.........Et combien Ségolène.......
Les Urnes ont parlé : Ségolène Royal ne sera pas présidente. Une France en a décidé ainsi. Une France a choisi . Une France a tranché. Celle qui s'est réjouie d'une défaite pour mieux fêter une victoire. L'autre France , a , la rage au coeur troublé une victoire pour oublier une défaite.Une toute autre France , a par dépit "extrême" boudé les urnes pour faire d'une défaite une victoire. ..

Une histoire à écrire....

Pourtant tout semblait lui convenir .Rien ne lui faisait plus plaisir que de se retrouver face à celle qui deux ans auparavant se blottissait contre lui et lui chuchotait des mots doux qui la rendaient plus désirable, plus sensuelle qu’elle ne l’était. Elle était là, face à lui, et c’est face à face qu’ils se regardèrent entièrement en se remémorant tout un moment de leur vie. Un moment qui dura deux longues années .C’était le printemps, c’était l’hiver, qu’importe la saison, quand on aime c’est toujours le printemps ou l’illusion du printemps. On aime parce qu’on a froid, on aime parce qu’on a chaud …Ce jour- là, il devait être dix huit heures, il rentrait comme à son habitude de son travail en métro .Le trajet lui paraissait chaque jour interminable.L’indifference se lisait sur les visages de tous ceux qui comme lui, avaient hâte de se retrouver quelque part, loin des tumultueux bruits des métros qui chaque jour déversent sur des quais froids des êtres anonymes et stressés Jean-Pierre, a fini par s’habituer à ce rythme, à cette vie quasi souterraine, à cette monotonie dévastatrice qui vous ronge et qui vous colle à la peau .On ne pense plus, on ne s’écoute plus vivre, on s’accroche à la vie de tous les jours .Une vie sans saveur, sans chaleur, sans souvenirs, sans repères et surtout sans joies. Une vie faite de minutes comptées et de secondes ratées .Une vie sans heures où les années défilent devant une mémoire brisée par tant de gestes répétés et routiniers. Une vie inutilement vécue parce que non voulue. Jean-Pierre, ne pensait qu’à une seule chose : rentrer et dormir pour ne plus vivre pour ne pas penser à demain. Demain, c’est son seul et unique futur. L’avenir n’est pas pour lui c’est pour les autres qui ne le connaissent pas et ne cherchent pas à le connaître. Ceux qui le regardent mais ne le voient pas. Marie était là aussi, mais à la différence de Jean-Pierre, elle ne rentrait pas de l’usine mais de la salle de gym, elle ne retournait pas à la maison mais allait passer la soirée chez des amis. Elle ne pensait pas qu’à une seule chose mais à plusieurs à la fois. Son futur à elle c’était l’avenir avec tout ce qu’il sous entend. Sa mémoire était un jardin où fleurissaient tant de joies, où les minutes sont vécues et les secondes sont remémorées des heures entières. Marie était heureuse de vivre et voulait vivre Elle regardait Jean-Pierre durant tout le trajet. Elle le fixait de ses grands yeux noirs. Elle lui souriait furtivement sans vraiment le lui montrer, et sans paraître le regarder, elle s’avança tout près de lui et prit place à ses côtés. Elle sentait bon et elle était si belle dans sa robe fleurie ! C’était un peu le printemps naissant qui venait vers lui et qui l’enveloppait de tout son charme. Il n’osa pas la regarder, il préféra porter son regard vers d’autres personnes qui somnolaient .La présence de Marie à ses côtés l’empêchait d’en faire autant. Il sentait son parfum envahir ses narines et s’incruster dans tête. Un regret lui vint à l’esprit « pourquoi ne me suis pas lavé avant de prendre le métro ? »
Marie fit mine de se lever et se rassit en se rapprochant plus de lui

A suivre...

Etre ou ne pas être

On n'est si bien quand on se laisse aller à ses émotions premières ,celles qui ont donné à notre premier souffle une tonalité toute musicale .Celles qu'on a connu quand un jour nos paupières tels deux lourds rideaux de fer sont remontés pour laisser à nos yeux le plaisir d' entrevoir la vie .Celles qui ont fait naître en nous ce désir charnel pour la vie. C'est un peu comme le printemps : on le voit pas venir ,on le devine à ses odeurs ,à ses parfums,à ses caresses.c'est peut-être cela la vie.La mort c'est un peu comme l'hiver : si on la méprise c'est se confiner au plus glacial des mépris. J'ai rêvé à la grimace que m'aurait fait la mort si je n'aimais pas la vie...
Aimer c'est se sentir bien quand tout va mal , c'est regarder dans une toute autre direction pour semble-t-il scruter un horizon qui n'est plus le nôtre...Aimer c'est pousser enfin le cri qui nous empêche de sentir la douleur d'avoir si mal...Aimer c'est apprendre à mieux peut-être s'apprivoiser , à mieux se reconnaître dans une autre peau , à mieux s'accepter devant l'autre ...Combien d'amoureux se sont perdus parce qu'ils se sont retrouvés ? Combien d'amoureux se sont retrouvés parce qu'ils se sont justement perdus ? Combien d'amoureux ont cru que la vie sans amour est un amour sans vie ? Et combien dans la vie ont trouvé l'amour ?....
Kamel Kies

Chagrin

Souffrance inatendue, souffrance subite ,souffrance éternelle . Le chagrin , souffrance de l'amour , souffrance des Amours , souffrance de toujours...le chagrin s'installe et ne nous quitte plus.Il invente des mots pour mieux nous faire souffrir , il attendrit le coeur de ceux qu'il habite.Le chagrin c'est cette histoire qui n'en finit pas de faire mal, c'est ce mal qui commence une histoire , qui la raconte ,qui la décortique , qui vous la met en face des yeux , qui vous brûle le coeur et vous brise.Le chagrin , c'est le commencement d'une longue fin. Le chagrin est là quand on l'attend le moins ou quand on attend plus de l'amour.Le chagrin c'est ne plus se réveiller pour voir ce que l'amour a laissé sur son passage. Le chagrin c'est cette violence qu'on n'imaginait pas venir de l'amour.Le chagrin c'est la tendresse que l'on perd quand la douleur nous gagne.Le chagrin n'est plus là quand l'amour se transforme en haine , quand le coeur se durcit de chagrin....
Kamel kies